Rencontre avec… Denise Vaillancourt

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Vous ai-je dit que j’étais une Ambassadrice de la STM ? J’aurais dit plus spontanément et de façon débonnaire que j’étais une groupie finie, mais Denise Vaillancourt m’explique qu’au sommet de la pyramide des usagers, segmentation savante faite, les ambassadeurs sont les gens qui utilisent massivement ou presque exclusivement les transports en commun et sont toujours prêts à en vanter les vertus. Je ne suis pas mécontente d’être au sommet de cette pyramide virtuelle et de dire, à qui veut l’entendre, que prendre le métro est la seule façon d’arriver à faire mon job…. Pouvoir me plonger dans un livre ou une demande de subvention presque deux heures par jour, sans réunion, sans appel, sans courriel, est un luxe rare de nos jours…

 

Si je suis une fan absolue de la STM, je le suis encore plus de cette jolie blonde toute menue qui affiche force et leadership dans un tailleur d’enfer ! J’ai rencontré Denise Vaillancourt il y a plus d’un an à mon arrivée à la Fondation. Je rêvais moi aussi d’un virage vert, d’une belle campagne de promotion sur les murs du métro, comme pour les grands festivals et les événements majeurs de Montréal. Il ne se passait pas une journée, dans ma vie d’usager, sans que je ne remarque une nouveauté marketing de la STM : nouvelle utilisation géniale du logo, slogans accrocheurs et jeux de mots intelligents, clins d’œil réussis au jazz, à la course automobile, au tennis ou au nouveau cinéma, promotion écologique, tirages, concours ou encore spectacles spontanés à la station Berri-UQAM. Une scène bouillonnante, chaque petit matin et chaque fin de journée, offerte aux usagers engagés.

 

Je suis donc allée me présenter à Denise Vaillancourt et, d’une chose à l’autre, non seulement a-t-elle cru que d’aller au Festival en transport collectif était un indispensable – et il semble que l’idée a fait son chemin : 67% des participants au Festival Metropolis bleu utilisent les transports alternatifs pour s’y rendre –, mais elle m’a suivi dans l’idée que lire dans le métro était un effet secondaire des plus désirables. Est né un autre slogan génial, fabriqué par ses penseurs chevronnés : LIRE DANS LE MÉTRO OU STRESSER EN AUTO ?

 

Au cœur de la famille

Présentation faite de Denise Vaillancourt, voyons ce que lit ces jours-ci cette dynamique gestionnaire dont chaque minute est comptée. Si elle n’est pas au gym ou en réunion, elle est absorbée dans une voiture de métro près de chez vous ou dans une saga historique familiale. Pour vraiment décrocher, Denise Vaillancourt recommande Mémoires d’un quartier, de Louise Tremblay D’Essiambre. Brique de plus de 600 pages, l’auteure généreuse nous amène dans des temps anciens plus simples. Vraiment plus simples ? 12 tomes plus loin, Denise refuse de me dévoiler les méandres de cette famille, mais me dit que pour la sienne, tantes, sœurs, mère et belles-mères, le livre est rassembleur. Elle achète chaque nouvelle parution d’une série puis fait suivre le livre à sa mère qui le passe à sa tante et, telle une véritable course à relais, la saga historique familiale de Louise Tremblay D’Essiambre devient le sujet d’actualité chez les Vaillancourt.

 

La vie simple

Les livres peuvent nous l’offrir… parfois. D’ailleurs, ce sont les seuls à pouvoir nous offrir ce qui nous échappe. Ils nous accueillent, nous rassurent, peuvent nous protéger ou nous payer des vacances exotiques. Le transport collectif aussi peut nous offrir un petit répit au tracas urbain, une zone franche où l’on peut se consacrer à soi-même.

 

Denise et moi rêvons de stations-bibliothèques dans le métro où l’on pourrait emprunter et retourner des livres… Je lui dis que si j’étais éditeur, je me spécialiserais dans l’édition de livres micro, tout léger et conçus pour les gens qui, comme moi, traînent lunch, livre, sac à main, souliers de courses et bâton de rouge à lèvres… Mais cette lauréate du Prix du Marketeur de l’année 2010 me rappelle gentiment que mon idée est un peu dépassée et qu’il nous faudrait maintenant des bornes de téléchargement de livres numériques installées aux stations névralgiques afin que les lecteurs voraces puissent recharger leurs tablettes et poursuivre leur évasion littéraire souterraine jusqu’à plus soif…

 

 

Denise Vaillancourt en bref

Directrice exécutive – Planification, marketing et communications de la Société de transport de Montréal, elle est titulaire d’une maîtrise en psychologie du développement organisationnel et industriel. Elle est derrière la nouvelle image de marque de la STM.

 

Lecture d’enfance ?

Denise lisait avec bonheur…

Les malheurs de Sophie (de la Comtesse de Ségur) Les malheurs de Sophie
Et retrouvez aussi :
Mémoires d’un quartier, de Louise Tremblay Mémoires d’un quartier