Rencontre avec Jean-François Leduc

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Président d’honneur du cocktail bénéfice “Fedoras & Scotch” organisé par la Fondation Metropolis bleu

 

Jean-François Leduc est un géant au cœur d’or. Du haut de ses 6 pieds et presque 3 pouces, il dirige le secteur des technologies de l’information de la multinationale GardaWorld, l’une de nos plus belles réussites québécoises. Forte de 45 000 professionnels, l’entreprise propose des solutions d’affaires et des services de sécurité à travers le monde entier. Le vice-président et chef de la direction des technologies de l’information de GardaWord est un ami qui, malgré un horaire chargé à bloc, a accepté d’être le président d’honneur de notre cocktail bénéfice « Fedoras & Scotch » qui aura lieu le 4 février prochain au Monument-National.

 

Difficile de rencontrer Jean-François Leduc dans son bureau hautement sécurisé. On le croisera davantage le week-end, à l’aréna, à l’occasion d’un match de ringuette de sa fille ou d’une partie de hockey avec son garçon, ou bien au marché Jean-Talon, entre deux corvées de tomates, ou encore lors d’une balade à moto!

 

Jean-François Leduc semble avoir la capacité de mener plusieurs vies de front tout en gardant ce sourire extraordinaire qui le rend irrésistible.

 

J’ai demandé à ce scientifique de nous parler de ses lectures, de la persévérance scolaire et de sa passion pour la liqueur ambrée… Jean-François Leduc répond à trois questions clés…

 

  • Jean-Francois, quel est le premier roman qui a marqué ta jeunesse ?

Difficile de se limiter à un seul!  Je trahis mon âge si je vous dis que j’ai dévoré les Bob Morane!  J’ai dû attendre longtemps pour comprendre la passion de Bill Ballantine pour le ZAT 77, un whisky qui n’existe que dans la littérature.  Je me souviens de la première bouteille de Ballantine que je me suis achetée. Parmi tous les textes imposés durant mes études, je me souviens particulièrement de Maria Chapdelaine et des images qui me venaient à l’esprit à la lecture des scènes du quotidien des colons décrites par Louis Hémon.  Que de misères!  Vers le milieu des années 80, une amie m’avait prêté le roman Le Parfum, de Patrick Süskind. Que j’aimerais avoir un tel sens olfactif pour apprécier encore plus les subtilités qui se dégagent d’un bon Single Malt!  Une histoire sombre, mais un très bon roman.  Et j’ai aussi été un grand « fan » d’Asimov. Il a écrit de très bons romans policiers.  Je suis né à la campagne, mais j’adore les grandes villes; et les villes que décrit Asimov sont planétaires!

 

Maria Chapdelaine – Louis Hémon téléchargement (1)
Le Parfum – Patrick Süskind téléchargement (2)
Le cycle des robots – Isaac Asimov téléchargement (3)

 

  • Tu es ambassadeur de la Faculté des Sciences de l’Université de Sherbrooke et tu enseignes toujours au Campus de Longueuil. As-tu un conseil à donner aux jeunes qui se remettent en question, qui se découragent en cours de formation ?

Tu n’as pas une question plus facile? Je trouve désolant que, dans notre société et avec tous les moyens dont nous disposons, nous faisions face à un problème de décrochage scolaire si important.  Il est généralement admis que l’éducation améliore le niveau de vie; et on ne parle pas nécessairement d’études collégiales ou universitaires.  Nous vivons dans une économie du savoir; il y a un minimum de savoir requis pour s’adapter à cette société.  Ceux qui ne terminent pas leur diplôme du secondaire sont condamnés à vivre en marge. Mais l’effort et la persévérance seront récompensés. Je donnerais un seul conseil : si un jeune vit une situation de découragement, je l’encouragerais à parler à quelqu’un de son problème afin d’identifier la cause de ce problème. Essaie de trouver une personne de ton entourage ou un organisme d’aide avec qui tu peux discuter. Un regard externe peut t’aider à y voir clair. Il se peut que tu doives prendre une pause. Une pause, ça ne veut pas dire lâcher; ça veut dire se reposer pour reprendre là où on s’était arrêté. Je vois bien des jeunes qui retournent à l’école pour terminer leur secondaire ou obtenir un diplôme après une période de travail ou de réflexion. Cette deuxième chance coûte sûrement cher à la société, mais ces individus contribueront à bâtir cette société.  Je ne veux pas susciter de débat, mais je crois fermement que les enfants sont trop souvent confrontés aux mauvais exemples donnés par leurs parents et leur environnement.  Le travail d’organismes comme Metropolis Bleu, qui interviennent dans ces milieux à risque, est primordial et peut changer la vie d’un enfant.

 

  • Tu adores le scotch. Parle-nous de tes coups de cœur (bars fétiches, bouteilles mythiques).

Je me souviens d’une soirée dans un bar très moderne de New York qu’un ami et moi avions trouvé par hasard, il y a de cela une dizaine d’années, en rentrant à l’hôtel. On s’assoit et je pointe du doigt une bouteille à l’aspect original; ça a tout l’air d’un scotch. Il y avait des dizaines de bouteilles bien en vue. C’était en fait un whiskey irlandais (notez bien le « e » de « whiskey », et non « whisky », comme celui qui vient d’Écosse). Quelques minutes plus tard, le propriétaire du bar vient nous voir pour nous demander d’où nous sommes. Il nous informe alors que cette bouteille vient de son village et qu’il croyait que nous étions des villageois qui avions reconnus la bouteille! Il était bien fier de partager avec nous, cousins du Québec, sa dernière bouteille. Les whiskies écossais sont les meilleurs du monde et leur appellation « Scotch » est jalousement protégée. Mais chaque pays a son whisky. Il se fait du bon whisky japonais. Je vous recommande le Glen Breton fait en Nouvelle-Écosse. Très bien!  J’ai un beau-frère qui se fait un plaisir de me faire goûter régulièrement de nouvelles bouteilles. Toujours agréable!

 

Pour en savoir plus sur le Scotch, pour découvrir ou redécouvrir une littérature des plus riches sur le sujet et pour rencontrer notre président d’honneur et l’équipe de Metropolis bleu, ne manquez pas l’événement « Fedoras & Scotch » proposée par la Fondation Metropolis bleu le 4 février 2014.